L’Union Européenne dit NON au LIBRA mais OUI aux projets nationaux !

Dans une déclaration commune, la Conseil et la Commission européenne annoncent qu’aucune cryptomonnaie privée extérieure ne serait autorisée dans l’espace européen sans l’adoption d’une réglementation adéquate. Une position adoptée par plusieurs institutions face au projet Libra porté par Facebook.  

UNE VISION PARTAGÉE

Pour justifier ce positionnement, les deux institutions listent les risques liés à l’émergence de cryptomonnaies sauvages : la protection des consommateurs, la confidentialité, la fiscalité, la cybersécurité, le blanchiment, le financement du terrorisme, l’intégrité du marché et la sécurité juridique. Ces accusations reprennent dans les grandes lignes le rapport rédigé par les ministres des finances du G7 publié en octobre 2019. Sa conclusion était alors limpide : “Le G7 estime qu’aucun projet ne devrait commencer à fonctionner tant que les défis et les risques juridiques, réglementaire et de surveillance n’auront pas été traité de manière adéquate“.

DANS LE MÊME TEMPS… DE NOMBREUX BÉNÉFICES

Dans le même temps, la déclaration officielle reconnaît les bénéfices de la cryptomonnaie parmi lesquels les modalités de paiement qui deviendront pratiques, rapides, efficaces et peu coûteux, en particulier pour les paiements transfrontaliers. Elle salue les travaux de la Banque centrale européenne qui pourrait bientôt lancer une monnaie digitale publique pour venir contrer les projets privés jugés trop risqués. Le Conseil et la Commission approuvent également les projets nationaux de monnaie digitale (ex : Ozalentour). La Banque de France surfe sur cette vague en annonçant, le 4 décembre 2019, qu’elle allait entreprendre des travaux sur une “monnaie digitale de banque centrale” (MDBC).

Pour encadrer ses initiatives publiques, l’UE serait déjà en train de travailler sur un projet de règlement pour encadrer les cryptomonnaies, d’après Reuters. Ce texte devra permettre de clarifier le statut juridique des cryptomonnaies pour qu’elles s’intègrent plus facilement dans le marché unique tout en respectant les règles de la concurrence.

Partager cet article :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *